Conseil municipal du 30 juin : pas d’éclaircie sur le front de la démocratie locale.

L’examen du « compte administratif » de la commune pour 2013 a permis de faire le point sur les résultats budgétaires et financiers de l’année écoulée.

Aucune surprise n’était attendue et nous n’avons donc pas été déçus.

 

Comme elle le fait traditionnellement, la majorité a en effet respecté son plan de route habituel, celui de la « pelote » : l’excédent dépasse 9 millions sur les deux années 2012 et 2013, grâce notamment à un décalage des investissements (plus de 2 millions), tout ceci permettant de ne pas réaliser un emprunt (1,3 million), dont nous avions dit dès l’origine qu’il ne servirait à rien, d’autant que les recettes progressent rapidement. Certains pourraient se réjouir de ces bonnes nouvelles apparentes. Mais la réalité est plus prosaïque : à quoi riment des budgets qui, dans de telles proportions, ne sont pas exécutés ? Ce rideau de fumée sert-il à faire oublier que l’on augmente sans raison les impôts, ou à accumuler des réserves en vue d’une prochaine campagne municipale, ou les deux à la fois ? Mystère.

 

Pour le reste, nous avons eu droit à une confirmation  : la démocratie locale n’a toujours pas sa place aux yeux de notre maire.

 

L’examen du règlement intérieur du conseil municipal a donné lieu à un florilège de positions qui ont au moins le mérite de la clarté. Diffuser les séances du conseil via internet sur le site de la ville ? Trop compliqué ; Permettre une discussion après l’examen d’une question écrite pourtant déposée deux jours à l’avance ? Inenvisageable, afin de conserver la sérénité des débats. Prévoir un quart d’heure citoyen, afin qu’en fin de séance, le public puisse poser une ou deux questions ? Horreur et damnation, ce serait ingérable.

 

Par ailleurs, à une interrogation sur l’état de préparation de la rentrée scolaire, pourtant bien proche, il nous a été répondu qu’aucune information n’était disponible, sur les vœux des parents concernant le mercredi. Quant au choix que doit faire la commune de rester ou non dans la CAHB, au regard de la mise en place du Grand Paris, aucun des conseillers présents n’a sans doute la moindre idée de ce qu’envisage le maire après avoir entendu sa longue et confuse déclaration. La seule certitude reste la méthode de « concertation » : attendre la date limite imposée par la loi pour prendre une décision sur notre appartenance ou non à la métropole du Grand Paris, et créer ainsi les conditions pour ne pas pouvoir organiser le débat public et l’information promises pendant la campagne électorale. Et pour ce qui est d’une prise de position des élus municipaux, on atteint la sophistication ultime de la méthode : le conseil municipal ne se réunit plus avant le 29 septembre prochain, pour une position à prendre selon la loi avant le… 30 septembre.

 

 

On le voit, à Verrières, comme pour le prince de Lampedusa, il fallait « que tout change pour que rien ne change »…

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