Robert Desnos : l’urgence des décisions

Paris accueillera donc les Jeux Olympiques en 2024. Comme une grande majorité de Français, nous nous en réjouissons pour de multiples raisons, en particulier pour l’élan que cet événement planétaire va permettre à travers le pays, en faveur du développement du sport pour toutes et tous. Au-delà des médailles et des compétitions mondiales, l’enjeu est bien celui de l’accès, au quotidien, au sport et aux équipements sportifs, en particulier pour notre jeunesse. Mais cela suppose que chacun se mobilise, y compris les collectivités locales.

Or, à Verrières, nous ne pouvons que constater l’état déplorable d’une structure aussi essentielle que le stade Robert Desnos, dont nous réclamons, comme de nombreux Verriérois et depuis des années, l’indispensable rénovation.

 

Haut lieu du sport sur notre commune, il a en effet subi durement la tempête de 1999, qui l’a privé ni plus ni moins de sa tribune. Depuis 18 ans, la majorité municipale réitère son engagement de reconstruction, mais uniquement l’espace d’une campagne électorale. Rien ne vient, pour autant, de sorte que l’on peut considérer le dossier comme enterré. Nul doute que nous le verrons réapparaitre en préparation de la prochaine échéance de 2020...

 

Certes, agir a un coût, surtout après avoir bien trop attendu. Mais la commune en a les moyens : c’est une question de choix. Encore une fois, quelle était l’urgence de dépenser 1,5 million d’euros pour la maison Fournier, équipement toujours parfaitement vide à ce jour et sans destination, au regard du besoin de rénovation d’un stade destiné à un large public de pratiquants et de spectateurs ?

 

L'ensemble de l'espace du stade doit être réaménagé et modernisé. Et le plus tôt sera le mieux. Le temps est venu, enfin, de lancer le projet, en associant les acteurs sportifs, en y consacrant le budget nécessaire, et en proposant une vision de long terme pour redonner à ce lieu son usage initial.

 

Un tel projet peut être une formidable ambition pour l’avenir, mais il faut le vouloir : mobilisons-nous pour obtenir les décisions qui s’imposent, car 2024, c’est déjà demain.