La majorité municipale à l'amende sur les logements sociaux

Comme Le Parisien du 4 mars dernier s'en fait l'écho, notre ville figure parmi les communes de l'Essonne qui se verront ponctionner par l’Etat une partie de leur budget en 2018. La raison ? Le défaut de mise en œuvre de la loi SRU. Le manque de logements sociaux nous conduira ainsi à payer une amende de 112 000 € environ. 

En comparant avec des villes à la population équivalente, on se rend compte que Verrières-le-Buisson est parmi les villes de l’Essonne les plus touchées cette année. Comprendre : parmi les villes les plus en retard sur ce point.

 

Devant un tel chiffre, au moins trois manières de réagir sont possibles :

 

- Expliquer que l'Etat, le législateur, etc. nous maltraitent, que les communes sont incomprises, etc. C'est, à peu de choses près, la tonalité utilisée depuis plusieurs mois par la majorité municipale dans ses tribunes du Mensuel. Il est vrai que cela permet de détourner les débats des solutions et de dissimuler un manque criant de volonté politique.

 

- Se servir de cette amende pour justifier la construction de logements, sans concertation ni réflexion collective. En mélangeant au passage les obligations en termes de logements sociaux ou non, laissant planer une ambiguïté bien arrangeante pour certain-e-s. Nul doute que cela ne tardera pas et que la majorité utilisera ce fait comme argument définitif en faveur de son projet de PLU. Or, nous le réaffirmons : la fin ne justifie pas les moyens. Il faut construire des logements sur notre ville, dont des logements sociaux mais pas uniquement. Mais cela ne peut se faire correctement qu'en respectant les citoyen-ne-s et en élaborant un réel PLU concerté, élaboré dans la transparence.

 

 

- Se retrousser les manches, hausser le niveau d'ambition pour notre ville, et faire preuve d'une réelle volonté politique en transformant cette obligation en opportunité de développement local. Les solutions existent et il serait temps de s’y pencher avec résolution et dans la transparence.