Grands Chênes : un carrefour pour personne ?

Nouveau sujet de récriminations, l’aménagement flambant neuf du carrefour des Gros Chênes : en cette rentrée, nous en avons été saisis par plusieurs habitants parmi lesquels domine la consternation.

Au-delà des nuisances occasionnées durant l’été, dans un contexte où, encore une fois, l’information (sans parler de concertation…) des Verriérois aura été minimale, riverains inclus, c’est le résultat de cette opération qui interpelle.

 

En effet, le véritable jeu de piste imposé désormais aux véhicules tient au fait qu’une voie supplémentaire est prévue sur la droite de la chaussée, dans le sens de la montée, qui ne débouche sur rien. Explication : ce serait un « dépose-minute » pour les parents d’élèves. En somme, il s’agirait pour eux d’expédier de jeunes enfants, y compris de maternelle, qui devraient faire à pied une bonne centaine de mètres face à la circulation de la rue d’Estienne d’Orves et ceci sans aucune protection, y compris lors de la traversée du parking de la pharmacie. On croit rêver !

 

D’ores et déjà, on constate chaque matin que le nouveau carrefour, qui a certes fière allure à première vue, est devenu un nœud inextricable, créant une grande confusion dans les rues adjacentes, désormais congestionnées par le trafic lié aux entrées et sorties scolaires du groupe scolaire David Régnier-Paul Fort.

 

Fallait-il rénover ce carrefour ? Sans doute, même si l’état de nos chaussées permettait probablement de retenir d’autres urgences. Mais pourquoi diable engager plusieurs centaines de milliers d’euros sans définir au préalable avec la population des objectifs clairs et partagés ?

 

 

Après l’épisode des fameuses « arches » commerciales du centre-ville et les vicissitudes du PLU, la majorité persiste à avancer seule dans ses projets. Entre les travaux indispensables qui ne se font pas et les investissements inopinés, notre commune semble prise dans un cercle infernal d’éléphants blancs et de décisions absurdes. On en arriverait à se dire que, avec cette majorité, l’inaction serait préférable à la précipitation, surtout quand les deniers publics sont en jeu.