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Tribune du mensuel de février 2022

Transition : derrière la méthode, les convictions

 

Parler de transition équivaut à parler de chemi­nement : or, qui se lancerait dans un parcours sans point de départ clair, sans objectif d’arrivée ou sans itinéraire précis ? Il en est ainsi de la transition écolo­gique : certaines étapes sont indispensables.

D’abord, les objectifs : quels axes sont prioritaires (énergie, consommation, alimentation, sensibili­sation…), avec quel niveau d’engagement (des chiffres !) et dans quel délai ?

Atteindre des objectifs n’est que théorie si on ne sait pas s’ils sont réalistes : il faut connaître la situation actuelle, le point de départ. Cela signifie décrire la situation avec des indicateurs, des chiffres, qui per­mettent de les comparer aux objectifs fixés.

Enfin, il faut définir le chemin : ici, les actions à mener. Là encore, planifier est essentiel : comment faire et quand, avec quelles étapes, quels moyens ? Et surtout, les actions prévues permettent-elles d’at­teindre les objectifs fixés ? Tout bon marcheur vous le dira : il faut des points d’étape, où l’on se pose pour vérifier si l’on est dans les temps, si on ne s’est pas trompés de chemin, si on se dirige bien vers l’objectif. Un plan d’action doit être construit de la même ma­nière : échéances, suivi et point d’étape pour vérifier que tout va bien.

Tout ceci paraît évident : un processus qui ne res­pecterait pas cela reviendrait à errer, sans boussole et sans but. C’est pourtant ce qu’a décidé de faire la majorité municipale avec « Agissons pour demain », après que des dizaines de Verriéroises et de Verrié­rois ont pris sur leur temps pour tenter d’en faire une démarche sérieuse. La majorité a décidé d’un plan sans état des lieux initial, sans indicateur, sans point d’étape… Les actions n’ont aucune échéance (le « calendrier » des ¾ d’entre elles se résumant à « déjà lancé »), ne sont reliées à aucun objectif, et nous n’avons aucune idée de la situation actuelle.

Après l’avoir fait remarquer en commission puis en conseil municipal, nous nous sommes vu répondre : « c’est déjà bien de faire quelque chose ». Certes : pour quiconque souhaite communiquer sans cher­cher à agir efficacement, « c’est déjà bien ». Mais en 2022, ça ne l’est plus pour grand monde…

 

Vos élus REVB :

David Chastagner, Emmanuelle Clévédé, Jérémy Fass, Vincent Hulin, Agnès Quinquenel, Andrée Theisen, Michel Yahiel

 

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